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Nothing hurts

L’écriture de cet auteur allemand, Falk Richter -…- va bien à Armel Roussel, comme un compagnon de route à sa pièce Si demain vous déplaît. En commun ? Le fait de réussir, sans pathos, ni clichés, à taper dans le mille de notre époque confuse, de ses hommes largués dans un monde « global-virtuel-capitaliste ». Un cri silencieux semble ralentir les personnages. « Je n’ai pas demandé ça ? Et moi, je fais quoi là ? ». A cette anxiété diffuse se mêlent aussi humour, films, chansons et autant de mots qui interpellent des rêves (et en fracassent au passage) et poussent parfois au délire. Les personnages recherchent alors une authenticité, des sentiments.  L’Agenda – 15.09.2011


Pour ceux qui suivent et aiment le metteur en scène Armel Roussel, depuis 15ans (1996, Roberto Zucco) il ne faut pas rater sa nouvelle tentative, Nothing hurts, bien dans sa logique : trouver une forme particulière pour chaque texte et chaque univers évoqué. Avec une prédilection pour parler d’une jeunesse, sinon désabusée, du moins en recherche désespérée du sens de la vie. Christian Jade (RTBF.be) – 09.2011


Rien à craindre, aucune blessure, ni physique, ni morale, ni d'amour-propre. Mais des secousses tout de même, voire des chocs dont on ne sort pas tout à fait indemne. Avec un quatuor de comédiens tout frais - on devrait dire plutôt tout chaud - sorti des études, Armel Roussel réussit, encore, à nous surprendre. […]

Armel Rossel pousse quatre jeunes talents plus que prometteurs à aller jusqu'au bout de leurs possibilités. Les personnalités de Vanja Maria Godée et Yaël Steinmann sont peut-être encore plus marquantes que celles de leurs partenaires mâles : Pierrick De Luca et Mathias Varenne, mais on a peine à croire qu'ils viennent tous de sortir de leur "Ecole des Acteurs" (de Liège). […]

Dans la sobriété, l'absence de moyens techniques sophistiqués, le spectacle aux allures de happening prend aux tripes, prend comme un "bad trip". On perçoit plus viscéralement ici que le grand thème - qui sous-entend les oeuvres de Richter comme celles d'autres auteurs qu'il porte à la scène - est cette fameuse incommunicabilité des humains entre eux. Suzanne Vanina – Rue du Théâtre – 23.09.2011


Prévenons le lecteur d’emblée, pas question ici d’histoire linéaire : il vous faudra lâcher prise face à ces divagations délirantes, sorte de fantasmes sous LSD, de poèmes opiacés. Catherine Makereel, le Soir-20.09.2011