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Nothing hurts

 

EXTRAIT D'UNE INTERVIEW D'ARMEL ROUSSEL A PROPOS DU SPECTACLE (30.08.2011)

Falk Richter se sert de la vidéo pour construire ses textes et mises en scène, à l’inverse tu prônes une “scénographie naturelle”, qu’entends-tu par là ?
J’ai choisi un parti pris radicalement éloigné des mises en scène de Falk Richter, peuplées de vidéos et de mises en situations diverses. (…) J’ai voulu travailler sur des images mentales. Ainsi, pour les personnages tout devient fantasmatique. Dans cette mise en scène, l’accent est mis sur ce qui n’est pas représenté. Par exemple, l’extérieur, réel, bien que présent ne constitue pas un décor mais le moyen de gommer toute théâtralité.

Nothing Hurts est-il dans une continuité ou en rupture avec tes précédentes créations ?
En écho avec les recherches amorcées dans mes derniers spectacles, Nothing Hurts est une proposition minimaliste, dépouillée, dans la même veine que Ivanov Re/Mix notamment. Une mise en scène proche à laquelle on assiste en petit comité tout en buvant de la caïpirinha…
 
Comment cette création questionne-t-elle les liens entre fiction et réalité ?
Il s’agit d’une performance où le décor ne peut être que la réalité et où les personnages doivent s’inventer complètement. Placés dans un contexte unique, suivant le cours naturel de la tombée du jour, quatre jeunes gens s’interrogent sur le sens des mots, deviennent tour à tour journaliste ou DJ, se projettent ailleurs, sans que la mise en scène ait à rendre visible ou à expliquer la situation.