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AVIGNON LECTURES 2018

AVIGNON LECTURES 2018
Avec cette exclamation, « Ça va, ça va le monde ! », RFI salue les festivaliers et invite ses auditeurs à découvrir des auteurs francophones et des histoires universelles.
 
Pour cette 6ème édition, le cycle de lectures fait entendre des jeunes auteurs africains et haïtiens dont certains seront lus pour la première fois en France mais saluera aussi la mémoire de Tichaya U’Tam’si, dont on commémore le 30 eme anniversaire de la disparition et dont la poésie et le théâtre n’avaient pas été entendus à Avignon depuis 1976.
 
Ces textes arrimés au présent sont à entendre tous les matins dans le jardin de la rue de Mons puis sur les ondes de la radio mondiale au cours de l’été. Ce cycle permettra aussi de découvrir le lauréat du Prix RFI Théâtre 2017, Edouard Elvis Bvouma dont la pièce La poupée barbue est déjà programmée pour une tournée dans les principales capitales africaines, dans une production du CND de Rouen-Normandie et avec le soutien de l’Institut français.
 
Conception et coordination : Pascal Paradou
Mises en voix : Armel Roussel
Collaboration artistique : Coline Struyf
 
 
 
 
 
 
 
LA POUPEE BARBUE 
Le 14 juillet 2018 à 11h
d’Edouard Elvis Bvouma (Cameroun) - Lauréat du Prix RFI Théâtre 2017
Avec Charlotte Ntamack et Wilfried Manzanza (batterie)
 
Ce texte est la suite de A la guerre comme à la Gameboy qui donnait la parole à un enfant soldat surnommé Boy Killer. Dans un camp déserté, alors que la guerre vient de s’achever, il se racontait à une jeune fille inconsciente, couchée dans les herbes. Cette fois, c’est elle qui raconte sa fuite, le viol collectif, l’enfant dans son ventre, sa haine, la guerre et son amour naissant pour Boy Killer. En cinq chapitres, avec une langue enfantine, faussement naïve, empreinte d’émotions pudiques, le lecteur et bientôt le spectateur marche avec cette enfant dans l’horreur.
Edouard Elvis Bvouma a reçu le Prix RFI Théâtre et l'aide à la création d'ARTCENA pour La poupée barbue. Le texte est édité chez Lansman. 
Le prix RFI Théâtre est organisé en partenariat avec l’Institut Français, la SACD, Les Francophonies en Limousin, le théâtre de l’Aquarium et le CDN de Normandie-Rouen.
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LES CINQ FOIS OU J'AI VU MON PERE - Sur une proposition du festival des Francophonies en Limousin. 
Le 15 juillet 2018 à 11h
de Guy Regis Jr (Haïti)
Avec Thomas Dubot et Caroline Berliner. Création sonore : Pierre Alexandre Lampert.
 
Aujourd’hui encore à l’âge où je suis vieux, je ne cesse de le chercher, écrit Guy Regis Jr, poursuivant son questionnement sur la famille et l’absence. Depuis la cinquième fois où j’ai vu mon père, il a disparu. Il n’est bien sûr pas encore mort. Il est bien en vie, mon père. Il ne donne toujours pas de nouvelles. Mais tout semble aller. Il a pris sa retraite, vit comme vit un occidental au repos.
Adaptation et extraits d’un texte en cours, écrit en résidence à la maison des auteurs du festival des francophonies en Limousin, bourse du CNL. Texte à paraitre dans la collection Haute Enfance, aux éditions Gallimard, 2019.
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QUE TA VOLONTE SOIT KIN  
Le 16 juillet 2018 à 11h
de Sinzo Aanza (RDC)
Avec Tom Adjibi, Jessica Fanhan et Consolate Siperius. Création sonore : Pierre Alexandre Lampert.
 
Une histoire s’écrit dans une rue de Kinshasa, sur le trottoir de cette rue plus précisément, et c’est une histoire d’amour, tel qu’on désire l’amour, tel qu’on désire aimer ou être aimé, embrasser ou se blottir dans les bras d’un homme, dans les bras d’une femme, dans les bras d’une ville qui se dissipe, bavarde, jure, gronde, tape du pied, espère, attend, tape du pied encore… Cette pièce est l’histoire d’une femme qui exige d’être aimée au milieu de la fureur d’une ville dont les ombres et les mirages se font chair afin de porter le désir et de rendre possible le rêve de l’amour et l’amour du rêve.
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RETOUR DE KIGALI
Le 17 juillet 2018 à 11h
Texte collectif coordonné par Dorcy Rugamba et Olivia Rosenthal (Rwanda-France)
Auteurs : Mandali Léon Athanase, Désiré Bigirimana, Amélie Durand, Elitza Gueorguieva, Jean Delacroix Hakizimana, Aimée Ishimwe, Jean-Paul Kayumba, David Lopez, Louise Mutabazi, Natacha Muziramakenga, Elise Rida Musomandera, James Rwasa, Aimable Twiringiyimana, Cécile Umutoni. Montage et traduction : Dorcy Rugamba et Olivia Rosenthal
Avec Estelle Marion, Nirere Shanel (chant), Juan Medina (guitare acoustique), Maxime Moro (bassiste) et Frederic Poli (batterie-percussions)  
 
Retour de Kigali est un montage des textes réalisé à partir d’ateliers qui se sont tenus au centre Iriba de Kigali, entre février 2015 et avril 2016. Ces ateliers, animés par Olivia Rosenthal et Dorcy Rugamba, ont réuni des jeunes artistes européens et rwandais qui ont travaillé ensemble sur le rapport qu’ils entretenaient avec le génocide des tutsis au Rwanda. Certains en ont été victimes, d’autres témoins, certains sont nés après, d’autres ne l’ont connu que de très loin.
Retour de Kigali est un projet initié par Soko Phay et Pierre Bayard intitulé « Arts et postmémoire au Rwanda «  avec l'Université Paris 8, le Labex Arts H2H, IDEFI CréatiC, le Centre Iriba pour le patrimoine multimédia, Institut Français (Fonds d’Alembert), l’Université Paris Ouest, Rwanda Arts Initiative, l'Institut Universitaire de France. Le texte a été lu à Théâtre Ouvert en avril 2016.
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SOEURS D'ANGE
Le 18 juillet 2018 à 11h
de Afi Gbegbi (Togo)
Avec Rehab Benhsaïne, Jessica Fanhan, Annette Gatta et Anthony Marcon (basse). Création sonore : Pierre Alexandre Lampert.
 
Trois  jeunes femmes âgées de vingt à trente ans se retrouvent dans un cimetière autour de la tombe de leur mari qu’elles prétendent avoir tué. Elles fument, boivent, jouent de la musique, chantent et dansent pour l’empêcher de reposer en paix. Se venger encore et toujours d’une vie violente pour tenter de s’émanciper.
Sœurs d’ange a vu le jour comme un coup de gueule contre un système machiste dans lequel l’oppression de la femme est presque rentrée dans les mœurs alors que les politiques ne cessent de chanter émancipation de la femme, égalité du genre, parité homme-femme dans les sphères politiques et blablabla …
En partenariat avec la Chartreuse /CNES. Avec le soutien du service de coopération et de d'action culturelle de l'Ambassade de France au Togo et l'Institut français du Togo
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LE BAL DE NDINGA
Le 19 juillet 2018 à 11h
de Tchicaya U Tam’si (Congo-Brazzaville)
Avec Tom Adjibi, Alvie Bitemo, Serge Demoulin, Lamine Diarra, Daddy Kamono Moanda et Yatsiona (multi-instrument)
 
Ecrite en 1987, un an avant sa mort, le Bal de Ndinga est une nouvelle dialoguée qui se passe dans les rues de Kinshasa le 30 juin 1960, jour de l’Indépendance du Congo. La danse, la bière, la joie et l’impatience … pour quelques heures, Ndinga, celui qui n’est qu’un boy accède au rang d’homme à part entière. Pour quelques heures, car Tchicaya U Tam’si raconte dans ce texte à la langue sauvage l’espoir et les illusions perdues des Indépendances.
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Ces lectures en public sont également diffusées sur les antennes de RFI tous les dimanches à 12 h 10 à partir du 29  juillet jusqu’au 2 septembre.
Fréquence Paris - RFI 89 FM et sur rfi.fr
 
Une coproduction du Festival d’Avignon, RFI, et [e]utopia[4]
Avec le soutien de la SACD dans le cadre de son action culturelle radiophonique et de Wallonie-Bruxelles International (WBI)